Lionel Le Calvez est déjà connu par ses paysages bretons empreints de cette facture contemporaine qui le classe dans la catégorie des artistes plasticiens actuels.

Autodidacte, il aime avant toute chose se faire plaisir et peindre. C'est donc tout naturellement qu'il aborde la peinture ou le dessin avec fougue.

Vagabond de l'âme, il apprécie les errances mentales, et tente de les mettre au profit de ses oeuvres. La peinture devient alors un langage à part entière, et s'adapte très souvent aux besoins du thème choisi.

Les sujets ainsi abordés sont dès lors très variés et, à l'image des richesses octroyées, nous offrent des techniques diverses : huile, acrylique, aquarelle, pastel ou encore gravure.

En dehors du thème récurrent du paysage breton, le sport prend une place de plus en plus importante dans l'oeuvre de l'artiste, soit comme sujet propre, soit comme moyen d'aboutir.

C'est ainsi que Lionel LE CALVEZ peignit, installé sur un podium, une course de vélo: la « Bernard Hinault », pendant que les coureurs cyclistes défilaient devant lui.

Quand il voulut traiter le thème de la « régate », il prit les moments magiques, source fondamentale de son inspiration, au sein même de l'action, soit en tant que membre d'équipage pour quelques épopées, soit sur des bateaux de presse pendant le « Spi Ouest-France », après avoir vainement et dangereusement tenté d'approcher des régates à la nage.

Pour une recherche sur la mémoire d'une civilisation, l'artiste choisit pendant un temps de peindre avec sa moto, en se servant des pneus comme outil pictural.

Après une rencontre avec un directeur de centre équestre, il décida, pour une approche différente de l'espace pictural, de peindre, à dos de cheval, de grandes fresques sur le thème de l'équidé. Ce qui lui valut un reportage sur France 3 au « Magazine du Cheval ».

Toujours en quête d'émotions nouvelles, et après 25 ans de pratique de la plongée sous-marine en apnée, l'artiste aborde voilà deux ans la plongée avec bouteille, afin de pouvoir placer son chevalet sous la surface de l'eau. Ceci sera pour lui un nouveau terrain d'investigations et de recherches multiples.

Tout récemment, Lionel Le Calvez et son fils Aurélien partaient sur les traces des Touaregs dans le sud marocain. Ils en rapportaient respectivement des croquis et des photos, source du tout nouveau thème « Touareg ».

Pour clore ce survol d'un artiste pas tout à fait comme les autres..., il est à noter que, à l'inverse de cet esprit journalistique dont Lionel LE CALVEZ sait faire preuve pour « couvrir » un sujet , le thème, lui, devient intemporel et ne veut représenter que l'émotion, gravée dans la mémoire de l'instant.

Mais Lionel Le Calvez, en plus d'être un vagabond de l'âme, devient aussi un oiseau migrateur, à la recherche de rencontres humaines et des couleurs propres à satisfaire son besoin gargantuesque de magnificence picturale.